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Plateformes et services

  • Réseau d'observation :

Le LATMOS a été pionnier dans le développement d’Observations systématiques notamment dans le cadre de la première crise environnementale planétaire qu’a été la découverte du trou d’ozone (1985) et a été l‘initiateur avec la NASA du réseau NDSC (Network for the detection of Stratospheric Changes) incluant le réseau de spectromètres SAOZ et aujourd’hui renommé NDACC (Network for the Detection of Atmospheric Composition Changes) et poursuivant les observations pour s’assurer de la vérification des effets du protocole de Montréal. Impliqué dans de nombreuses missions spatiales dédiées à l’ozone et la stratosphère (UARS, TOMS, ENVISAT,...), le LATMOS a été également pionniers dans le couplage de données sols avec des observations depuis l’espace provenant d’une succession de plateformes qu’il faut correctement ajuster afin d’estimer des tendances à l’échelle globale.

 

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Aujourd’hui, la conduite de ce programme d’observations est sous la responsabilité de l’OSU (Observatoire des Sciences de l’Univers) de l’Université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) dont dépend le LATMOS: l’OVSQ. Dans le cadre de ce programme international d’observation, le laboratoire a également développé des sites d’observation dédiés dans le sud de la France à l’observatoire de Haute-Provence et à La Réunion aujourd’hui pilotés en collaboration avec ces partenaires respectivement l’université de Pythéas et de La Réunion. Des activités similaires sont menées en Antarctique dans la station de Dumont D’Urville dont la logistique est assurée par l’IPEV. Ce portail diffuse également le résultat des modèles numériques d’étude de l’évolution de la stratosphère développés par le LATMOS. Il s’agit d’une part de l’ozone par Reprobus et le modèle d’advection de Vorticité-Potentielle à haute-résolution appelé MIMOSA.

  • Les missions spatiales :

Dans le cadre de l’OVSQ, des projets de missions spatiales relèvent des missions d’observations sur le long-terme du domaine d’astronomie. Il s’agit notamment des missions d’exploration de Mercure (Bepi-Colombo), l’étude du sous-sol Martien (Wisdom), le sondage des atmosphères de Mars (SPICAM) et Venus (SPICAV), les mesures dédiées à l’étude du soleil (PICARD), l’exploration des comètes (ROSETTA) ou celles des décharges électriques atmosphériques (TARANIS).

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Pour gérer ces service l’observatoire accueil des personnels du CNAP (Corps National des Astronomes et Physicien).

  • La plateforme d'Intégration et de Test de l'OVSQ :

L’une des motivations du déménagement des 2 laboratoires composant le LATMOS consistait à disposer d’espace pour intégrer les instruments et assurer les tests associés, notamment dans un cadre spatial. Ainsi dans le cadre de l’IPSL, la Plateforme d’Intégration et de Tests (PIT) à vue le jour dans les nouveaux locaux de l’Observatoire de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. C’est une plateforme en co-tutelle entre l’UVSQ et le CNRS. Elle abrite :

- La halle instrumentale permet l’intégration d’instruments dits "sols" et dispose d’un pont roulant pour assurer la manutention d’équipement lourds.

- La halle ballon permet de développer des nacelles destinées à évoluer sous ballons stratosphériques.

- La halle spatiale accueille les cuves à vide pour assurer les tests thermiques et optiques des instruments destinés à être embarqués

- Les salles propres équipées et outillées s’étendant sur 270m² sont répartis en zones de propreté de niveaux allant de classe 10 000 à 100 000.

- Un pot vibrant qui permet d’assurer les essais vibratoires nécessaires pour simuler le transport, la préparation et le lancement ou bien même la vie orbitale d’un instrument embarqué sur un satellite ou une sonde spatiale.  

- Un mur immersif ; multi-écrans de visualisation développé dans le cadre de l’Equipex « Digiscope » afin de permettre la visualisation et le post-traitement de données issues de simulations et utiliser également pour l’enseignement notamment d’ingénierie concourante appliquée aux développements instrumentaux.

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Ces équipements sont gérés par l’OVSQ et fonctionne sur un mode de ticket modérateur et permet ainsi d’avoir une utilisation optimisée au service d’autres laboratoires mais également des industriels. Cet équipement permet également de former les étudiants à des techniques de haut-niveau qu’ils retrouveront chez les industriels du spatial.

  • L'atelier mécanique :

Notre bureau d’études mécaniques est composé de 4 agents couvrant à la fois le domaine de la conception mécanique (CAO sous le logiciel CATIA) et celui de la fabrication de pièces et d’ensembles mécaniques au sein de notre atelier de réalisation mécanique et de notre atelier de verrerie scientifique.

                                                               Atelier meca

Notre parc de machine-outils et d’équipements comprend en particulier des tours et fraiseuses conventionnels, des graveuses CNC, des postes de soudure TIG, un découpeur plasma, un pôle de chaudronnerie (cisaille, rouleuse, plieuse), et une imprimante 3D.

  • Les plateformes pour suivre la qualité de l'air :

Le laboratoire est également impliqué dans la plateforme de l'IPSL; le SIRTA (situé à Palaiseau en région parisienne) permet l’étude de la composition atmosphérique et du cycle de l’eau à l’échelle régionale.Toutes ces données sont mises en forme et diffusées par le site national AERIS.

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Le laboratoire est affilié à un autre observatoire (Ecce-Terra) dans le cadre de l’Université de Pierre et Marie Curie (UPMC) et déploie dans ce cadre une plateforme d’étude de la qualité de l’air à Paris Intra-muros : QUALAIR.

 

 

Ces deux plateformes contribuent au réseau recherche OCAPI.

  • Le Centre de Traitement et d'Expertise Spatiale IASI :

D’autre part, avec l’IPSL et l’Université Libre de Bruxelles, le LATMOS est responsable d’un Centre de Traitement et d’Expertise Spatial concernant les instruments successifs IASI et IASI-NG, pour lesquels les données sont reçues par une antenne sur le toit de l’UPMC, et analysées, vérifiées, et converties en différentes espèces (Ozone, CO, SO2, CH4, HNO3, aérosols,….) pour être diffusées par EMETSAT et le centre de données AERIS et transmis aux services climatiques Copernicus ainsi qu’aux VAACs (Volcanic Ash Advisory Centers).