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GOSAT (JAXA/NIES/NIES)

GOSAT, lancé le 23 janvier 2009, est dédié à la mesure de la concentration atmosphérique de CO2 et de CH4.

Les mesures qu'il effectue permettent d'étudier les puits et les sources de ces gazs, ce qui est primordial dans le cadre de l'étude du changement climatique.

Il comporte un spectromètre (TANSO-FTS) et un imageur (CAI).

TANSO analyse le rayonnement solaire réfléchi dans l'infrarouge courtes longueurs d'onde  (SWIR), par   la surface de la Terre ainsi que le rayonnement émis TIR par la Terre et son atmosphère.

CAI permet d'obtenir des images dans différentes bandes spectrales. Il est ainsi possible de détecter  la présence de nuages dans le champ de vue de TANSO-FTS.

L'exploitation des mesures effectuées dans le TIR n'a pas été aussi complète que dans le SWIR. L'utilisation de mesures dans le TIR permet d'étendre la couverture spatiale et temporelle en utilisant des mesures de nuit, avec un soleil bas, ou au dessus de l'océan sans être limité aux cas de réflexion  spéculaire. La méthode peut aussi être utilisée avec des spectres IASI dont la couverture spatiale est  plus large.  Nous travaillons donc sur la détermination des colonnes de CO2 à partir de spectres GOSAT  et IASI, en utilisant le code d'inversion LARA que nous avons développé.

Nous projetons d'étendre cette comparaison au CH4 et au N2O, et de combiner les mesures dans le SWIR et dans le TIR afin d'améliorer les résultats.

Nous testons une méthode de tri des spectres GOSAT et IASI afin d'identifier de manière rapide les spectres correspondant à une forte valeur de méthane en Arctique. L'idée sous-jacente est de disposer   d'outils pour mieux caractériser en temps quasi réel les fortes émissions de méthane qui pourraient se  produire dans cette région dans les années à venir en lien avec le réchauffement climatique.

De plus, en collaboration avec le LSCE, nous étudions comment une forte émission de méthane au niveau du sol (à partir d'inventaires de feux et de simulations MACC haute résolution) peut être vue par GOSAT. Les données (L2) de la colonne de méthane inversée par le NIES sur une période de 5 ans sont utilisées pour inverser les flux de méthane avec le modèle PYVAR-LMDZ au LSCE.

Ces travaux sont soutenus par le CNES.